preloder

Le blog  

RETOUR

Une nuit à Campana de Cloutou

11 mars 2019

  • à la sortie du verrou , le brouillard nous enveloppe depuis le départ

Quel endroit plus enchanteur que le secteur de Campana de Cloutou pour passer une nuit en cabane ; d’autant plus pour une première !

C’est avec les copines de l’escalade, Marlène et Aurélie que nous partons dimanche midi du virage du Garet pour rejoindre tranquillement le refuge. Une montée dans un brouillard qui se désépaissit au fur et à mesure que nous gagnons de l’altitude. L’autre Sylvain nous accompagne,  malheureusement pour lui, les obligations professionnelles et familiales le ramèneront à Pau le soir même. Quatre heures d’efforts plus tard, nous déverrouillons la porte et prenons possession des lieux.

Le ciel bâché et le paysage en noir et blanc ne me coupent pas l’envie d’aller chercher une ligne sur la dent du Campana de Cloutou. Elle saute aux yeux depuis le refuge, évidente et suspendue, elle m’attire irrémédiablement…

Nous pensions être seuls mais un couple guidé par un accompagnateur de Bagnères que nous avons dépassé à la montée nous rejoindra pour la soirée. Ce refuge de Campana est vraiment un spot 5 étoiles pour une nuit en montagne, entre son cadre idyllique, sa taille et son équipement nous passons une soirée très agréable, bûches dans le poêle, sabots en caoutchouc aux pieds, blanc puis rouge dans les godets. Et par une grâce divine, le ciel se dégage à la nuit tombée, ce qui augurera de bonnes conditions pour le lendemain et pour l’heure un spectacle monumental sous la voie lactée scintillante.

Au programme lundi côté ski ; la face est du Tuhou de Cloutou, conditions de printemps oblige ! Et comme il est tôt et que tout le monde en redemande, nous décidons de monter au col de Bastanet et d’aviser par la suite. L’état des lieux est vite fait, et nous attaquons la crête qui mène à l’antécime du Bastan afin d’aller chercher l’esthétique entrée du couloir sud-est, lui aussi en bonnes conditions de printemps.

Un pique nique et un bain de soleil plus tard, nous voilà repartis vers le refuge pour récupérer le reste de nos affaires et engager la longue descente jusqu’à la voiture. Fourbue mais heureuse, toute l’équipe retrouve l’asphalte avec de généreux sourires pleins d’étoiles.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *